Commission plateforme, carburant, amortissement véhicule, assurance VTC, charges URSSAF… Le prix affiché au passager n'est pas votre revenu. Calculez votre marge réelle par course avant de travailler.
Le VTC a une structure de coûts unique : commission plateforme + véhicule + charges sociales. Voici les 6 postes à maîtriser pour savoir ce que vous gagnez vraiment.
Uber, Bolt, Heetch prélèvent 15 à 25% du prix de la course. C'est le premier cost à déduire de votre CA brut. Sur 100 € de courses dans la journée, la commission représente 15 à 25 € — avant carburant, amortissement et charges. Ce coût est incompressible si vous travaillez via plateforme.
Thermique : 0,12 à 0,20 €/km (selon la consommation et le prix du carburant). Électrique : 0,04 à 0,08 €/km (bornes rapides incluses). Sur 300 km/jour, le carburant varie de 12 à 60 € selon la motorisation. L'électrique réduit ce poste mais impose des arrêts de charge à intégrer dans le planning.
Sur 150 000 km et un achat à 35 000 €, l'amortissement est de 0,23 €/km. Ajoutez la dépréciation accélérée liée à l'usage intensif (assise, climatisation, kilométrage élevé). Un véhicule VTC se revend souvent 20 à 40% moins cher que le prix d'achat après 3 ans d'usage intensif.
L'assurance couvrant le transport à titre onéreux de passagers coûte 1 200 à 2 400 €/an selon le véhicule et le profil. Une assurance auto classique ne couvre pas l'activité VTC. Ce surcoût représente 100 à 200 €/mois à intégrer dans votre analyse de rentabilité.
Un véhicule VTC parcourt 50 000 à 100 000 km/an. Vidange tous les 15 000 km, pneus toutes les 30 000 à 40 000 km, freins, courroies : l'entretien représente 0,06 à 0,12 €/km. Des économies sur l'entretien exposent à des pannes coûteuses et à une immobilisation non rémunérée.